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jeudi 24 avril 2014

J'ai demandé de l'aide

Ca a commencé en mars. Je sentais que mon stress montait, en même temps que la fatigue augmentait de plus en plus. Je n'avais plus trop de contrôle de mes émotions, et mon stress avait de plus en plus de manifestations physiques : douleurs au ventre, grincement des dents dans le sommeil, problèmes de peau... Je suis allé voir la généraliste, elle n'était pas là et sa remplaçante m'a donné des anxiolytiques pour "passer le cap" et tenir jusqu'aux vacances.

Les anxiolytiques ont aidé, je me suis senti un peu plus léger. Puis, les vacances sont arrivées. Cette semaine à Cannes que j'attendais depuis longtemps : ma semaine à moi, seul, sans responsabilités, sans contrainte, juste moi tout seul. J'en ai rêvé depuis des mois... Je pensais que j'allais enfin me détendre, souffler et revenir dans mes marques.
Sauf que c'est le contraire qui s'est passé. D'un seul coup, allégé de la pression du travail, seul, n'ayant plus d'obligations qui me forçaient à avancer, au bout de quelques jours je me suis totalement effondré. Crises d'angoisses violentes (malgré les médicaments), tristesse immense sans comprendre ce qui la causait, sentiment de paralysie et d'incapacité à avancer, vide total et solitude immense. Et dans cet état, 8 jours seul, c'est long...
J'ai quand même fini mes vacances là bas, difficilement. En me disant que si je les raccourcissais, je m'en voudrais plus tard. J'ai essayé de m'occuper. Mais comment écarter les pensées négatives quand on est seul tout le temps ? Les deux derniers jours à Cannes ont vraiment été durs.

Le lendemain de mon retour à Paris, j'étais chez la généraliste. Là, j'ai demandé de l'aide. Je ne voyais pas de solution pour remonter la pente seul, et les anxiolytiques n'étaient pas la solution. Elle m'a écouté patiemment, et m'a dit qu'elle pensait que je faisais un burn-out, lié en partie au travail mais pas seulement : les derniers 12 mois avaient été merdiques à tout les points de vue, aussi bien professionnel que personnel. Elle m'a expliqué que, même si le stress de mon travail participait à coup sûr à mon état, elle préferait que je reprenne le travail après la fin de mes vacances, pour que je ne reste pas à tourner en rond chez moi. Elle m'a donné des anti dépresseurs (dans le passé, cela m'a bien aidé à m'en sortir quand j'avais fait des grosses déprimes) et sur ma demande, elle m'a cherché un psy. Au moment où j'écris ceci, je l'ai déjà vu 2 fois et j'ai le sentiment que ça me fait du bien.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je remonte la pente, doucement. Ce n'est pas encore le top, mais j'ai l'impression d'aller un peu mieux. Cette fatigue immense qui n'était pas passée avec les vacances, commence aujourd'hui à se résorber. Mais c'est vrai que j'ai rallongé mes nuits de deux heures, et que je dors énormément le week end. J'arrive à travailler un peu plus efficacement ; mon boss, à qui j'ai parlé de mes problèmes dès mon retour de vacances, est compréhensif et a mis en pause tout ce qui n'était pas urgent, pour que je puisse souffler et faire des horaires normaux ; mes adjoints font ce qu'ils peuvent pour alléger mon travail, aussi.
Egalement, les crises de panique s'éloignent et j'ai quasiment arrêté les anxiolytiques. Maintenant, il va falloir trouver pourquoi je me suis retrouvé dans cet état et y remédier. Mais il est clair que depuis 5-6 ans, j'arrive tous les ans exsangue au mois de mars, et que ce n'est plus possible de continuer à atteindre, tous les ans à la même période, un tel niveau de fatigue... Et il faut surtout que j'arrive à contrôler mes émotions ; je mets vraiment trop mes tripes dans tout ce que je fais.

jeudi 13 mars 2014

Il y a un an

Il y a un an jour pour jour je me suis somptueusement cassé la figure sur un trottoir verglacé, et pété la tête de l’humérus droit, avec un certains nombre de complications. La suite (opération, convalescence, un mois et demi bloqué à la maison, séances de kiné) n'a pas été une partie de plaisir.

Mais par contre, et c'est important pour moi d'en parler, j'ai été profondément touché par toute l'aide que j'ai reçue. D'abord, de ma famille (toujours présente, toujours aimante, mais je ne leur dis peut-être pas assez souvent à quel point je les aime), mais aussi de mes amis, que j'ai connus la plupart sur ou grâce aux réseaux sociaux.

On nous parle d'individualisme, d'époque de l'égoïsme, on dit aussi que les réseaux sociaux sont un monde de geeks qui restent dans le virtuel : je ne suis pas d'accord, tous les amis qui sont venus, je les ai connus sur internet (à l'époque d'IRC pour certains... et plus récemment sur Twitter pour la plupart)... et certains de mes visiteurs (dont un en particulier;) ) sont devenus plus proches de moi qu'ils ne l'étaient auparavant.

Pendant toute cette période, je ne me suis jamais senti seul, pas une seule fois j'ai été inquiet de ne pas arriver à me débrouiller, puisque tous les jours la famille ou les amis venaient m'aider ou me rendre visite, ce qui était vraiment important puisque je n'ai pas pu du tout sortir pendant un mois. Ce n'était pas une période facile pour moi, mais vous, mes amis et ma famille, vous l'avez rendu la moins difficile possible grâce à votre présence et votre aide. Je n'oublierai pas ; merci à tous!
Tout le monde a été vraiment gentil, jusqu'aux hôteliers de Cannes qui m'ont fait le tarif de ma période habituelle (mars) alors que j'y suis allé après ma convalescence, à une période de forte fréquentation donc (semaine de l'Ascension en mai), ou encore les collègues qui m'ont porté à la maison des affaires qui étaient restées dans mon bureau et que je préférais avoir chez moi.

Aujourd'hui, j'ai toujours un tube de métal dans le bras ; le chirurgien ne prévoit pas de l'enlever mais peut-être que d'ici un an ou deux je demanderai qu'on me le retire ; je n'aime pas trop l'idée, à 40 ans, d'avoir dans le bras à vie un objet étranger. Les séances de kiné pour l'épaule sont finies depuis l'automne, même si je n'ai plus la même mobilité côté droit que celle que j'ai côté gauche, j'ai mieux récupéré que tout ce qu'on m'avait annoncé.
Je fais encore du kiné pour un autre problème lié à cette chute : une entorse de l'avant du pied, c'est rare mais ça existe (et évidemment il a fallu que ça m'arrive à moi). Mais là aussi c'est presque fini, la dernière séance est prévue la semaine prochaine. J'ai acheté des crampons pour mettre sur les chaussures en cas de verglas, mais avec la météo de cette année ils n'ont pas encore servi et ça me va très bien comme ça ! Mais quand le verglas reviendra à Paris (que ce soit cette année ou l'année prochaine) je pense que, plus simplement, je resterai à la maison ;)

mercredi 31 juillet 2013

Sédentaire

Petit aparté : j'ai toujours un petit peu de mal à parler de ma vie sentimentale sur le blog, quand mon homme (oui j'en ai un depuis 3 mois, il est adorable et tellement câlin et en plus c'est le plus beau, na) est susceptible de lire mes articles... donc pour le moment je me limite à d'autres sujets.

Ceux qui me suivent sur ce blog ou sur Twitter l'ont compris : je suis un sédentaire. Né à Paris, ayant toujours vécu à Paris sauf 6 ans et demi en banlieue, je n'aime pas bouger. Deux ans sur trois je passe mes vacances d'été à Paris, et les autres vacances sont toujours dans des endroits que je connais bien, Cannes et la Bretagne.

De toute ma vie, l'endroit où j'ai vécu le plus longtemps est l'appartement de mes parents, entre 3 ans et 17ans. Il était bien cet appartement, mais mal conçu. Il n'y avait qu'une très grande chambre, dans laquelle nous étions 3, mes deux petites soeurs et moi. Quand j'ai eu 17ans, la question s'est posée du déménagement : soit prendre un appartement plus grand, soit que je prenne une chambre de bonne ailleurs. Mais ma mère et moi sous le même toit, à l'époque ça n'était plus possible. Donc j'ai pris une chambre de bonne, et depuis cette époque j'ai vécu seul, sauf :
- 4 ans en colloc avec une de mes soeurs
- 2 ans en couple avec l'"ex-homme de ma vie", C.

Pourquoi je raconte cela ? Eh bien c'est simple. La semaine dernière, ça faisait 6 ans et 9 mois que je suis dans l'appartement de Paris, celui que j'ai acheté en septembre 2006. 6 ans et 9 mois, ça fait de cet appartement celui où j'ai passé le plus de temps depuis que je suis parti de chez mes parents (poncif habituel : que c'est passé vite !). J'y suis bien. J'aime mon quartier, mon immeuble, le voisinage... je n'ai pas de raison d'envisager de partir. Et puis, récemment le syndic m'a parlé de la possibilité de racheter les combles à la copropriété, et c'est vrai que ça pourrait faire un appart encore plus sympa.

Cela ne sert à rien de partir quand on est bien. C'est une de mes règles de vie :)

lundi 24 juin 2013

Du tri et de l'émotion

Il y a quelques jours j'ai reçu mon nouvel ordinateur. Un pc fixe comme il se doit, j'ai assez d'ordinateurs portables et de tablettes pour mon travail, à la maison je veux le confort d'un "vrai" PC. 
Ce merveilleux ordinateur (trèèèèèès puissant, je n'ai pas lésiné cette fois) est arrivé avec un grand écran que j'ai décidé de poser à côté de l'ancien écran. Un ordinateur, deux écrans, ça le fait pas mal.

Sauf que... il y a mon bureau. Et sur mon bureau, le clavier et la souris étaient à peine visibles parmi les papiers et le bazar, alors imaginez, deux écrans là dedans... il fallait que je range. Que je trie.

Je déteste jeter. Je pense que j'ai hérité ça de ma mère, qui elle simplement ne jette RIEN (enfin, j'exagère, mais pas loin quand même). Alors, trier et jeter... dur dur. Je n'avais pas le choix, je l'ai fait. Et j'ai retrouvé plein de choses émouvantes :

- une carte postale de mes grands parents envoyée pour mon anniversaire de 8 ans ; qu'est-ce qu'ils me manquent tous les deux...
- les analyses de sang de Cléo, datant de quelques jours avant sa mort
- des flyers des Follivores et des Crazyvores (j'ai gardé celui des 25 ans de la mort de Dalida et quelques autres qui m'ont marqués), 

- des billets d'entrée des Follivores (j'ai tout gardé, sur le dessus de la pile il y a celui des 15 ans des Follivores)
- des faire-parts de naissance (j'oublie toujours de répondre) dont celui de mon neveu bien-aimé
- plein de cartes postales d'amis postées dans des endroits improbables pour certaines ; j'adore envoyer des cartes postales, mais j'aime au moins autant en recevoir ! et je ne les jette jamais.
- des mots et post-its laissés par des amis que j'avais hébergés
- des coupons d'enregistrements pour des vols lointains (Maurice, Madras) et moins lointains (Nice)
- la note d'hôtel de Cannes 2011
- des vieux annuaires des marées...


Il faudrait que je trie et que je jette plus souvent... mais c'est marrant de tomber sur ces tranches de vie. D'ailleurs, en dehors de la carte postale de mes parents, tout ceci correspond à la période 2006-2013, c'est à dire depuis que je suis dans cet appartement. Presque 7 ans déjà. 

Un de ces jours je m'attaquerai aux tris des souvenirs plus anciens, ceux d'avant le déménagement... des souvenirs plus anciens (encore plus difficiles à trier... et encore plus difficiles à jeter).

jeudi 29 novembre 2012

Deux "petits amoureux"

Dans le RER ce soir une femme en face de moi racontait à sa voisine que son fils, à l'école maternelle, avait un "petit amoureux". J'ai écouté discrètement cette conversation intéressante.

Ce qui était frappant, c'est que la mère, clairement, s'en fichait totalement que ce soit d'un autre gamin que son fils soit amoureux. Elle était surtout attendrie comme on peut l'être quand un gamin de 5 ans parle de sa première amourette.

Également, la mère racontait que l'instituteur avait été gêné par ça et de toute évidence ne savait pas trop comment se comporter, jusqu'à ce qu'il comprenne que les parents des deux gamins s'en fichaient éperdument. La mère le critiquait d'ailleurs d'attacher de l'importance à une amourette d'enfant de cet âge là.

Il y avait un contraste réel entre la mère et sa voisine de train/collègue/copine qui écoutait l'histoire. La voisine en question semblait être un océan de clichés et posait des question stupides comme "mais alors, ton fils il n'aime pas le bleu ? il joue à la poupée ?" ce qui d'ailleurs agaçait un peu la mère. La voisine également minimisait l'histoire avec des remarques comme "oh si ça se trouve y sont pas amoureux", ce à quoi la mère répondait "oh, ils sont amoureux comme des enfants de 5 ans, mais ils se font des ptits bisous".

Cette petite histoire, pour moi, est représentative de notre époque.
D'un côté la plupart des gens qui simplement s'en fichent qu'on tombe amoureux de quelqu'un du même sexe ou d'un sexe différent.
Et de l'autre, les gens qui restent avec des clichés comme "attiré par des garçons = aime le rose" ou "de toute façon ce ne peut pas être sérieux" ou encore "deux petits garçons amoureux, c'est gênant". J'aimais bien la réaction de la mère qui, simplement, s'en fichait et racontait tout ça avec une immense tendresse. J'espère que, bientôt, tout le monde réagira comme ça. Mais nous avons encore du chemin à faire.

mardi 4 septembre 2012

60 000 tweets

Voilà c'est le 60 000ème tweet. Le premier que j'ai écrit date de mai 2009...
60 000 tweets dont :
- beaucoup de bonjour, de hello, et de bisous
- plein de hugs ("je suis le grand nounours qui fait des calins")
- les salutations noctambules "Je vous aime et je vous embrasse (c'est une citation, savez vous de qui ?)
- un certain nombre de tweets pornos avant que je déménage les interactions de mon tumblr sur un autre compte Twitter
- de l'informatique
- des transports en commun
- le quotidien.
Mais au delà des tweets proprement dits, il y a aussi tous l'aspect humain. Les rencontres que j'ai pu faire grâce à Twitter. Des potes, mais aussi de vrais amis. De ceux sur qui on peut compter. Quelques aventures, et une très belle histoire aussi, un an avec mon loulou avant qu'il ne parte loin. Les apéros, les soirées, les fêtes...

Alors, qu'on ne me dise pas que Twitter c'est du virtuel et du superficiel. Ceux qui écrivent ça sont ceux qui ne s'en servent pas, ou qui n'essayent pas d’interagir avec les gens.
Pour ma part, je pense que j'ai eu de la chance. J'aurais pu tomber sur de mauvaises personnes, ou bien passer sur Twitter et ne pas rester. Heureusement, cela n'a pas été le cas.
Merci mes followings, merci mes followers :)

samedi 25 août 2012

Voyage à Montréal : un peu d'émotion et de chouettes vacances (partie 2)

C'est presque la fin de mes vacances d'août, et je me rends compte que je n'ai toujours pas écrit mon 2ème billet sur mes vacances de juillet à Montréal (si vous voulez lire la 1ère partie, c'est ici).

Avant ce voyage, j'étais déjà venu plusieurs fois à Montréal, à différentes saisons, mais pour le travail. A chaque fois je repartais aussi vite que j'étais arrivé, sans prendre le temps de visiter, et en logeant dans un hôtel en banlieue, à Boucherville. Donc, en ce qui concerne le centre ville, j'avais tout à découvrir.


Pendant ces 6 jours passés avec le loulou, nous avons vraiment beaucoup marché. Il m'a fait découvrir le centre, la rue Sainte Catherine et le Village, découvrir la vue depuis le Mont-Royal. Nous avons aussi flâné dans les parcs, rencontrés les amis du loulou, mais aussi regardé un des feux d'artifice du samedi sur le Saint Laurent, et passé du temps à un festival sur l'Ile Sainte Hélène au parc Jean Drapeau. Pas mal de shopping (de magasinage !) aussi (je me suis acheté deux paires de Converse superbes).

C'était vraiment une bonne semaine. J'ai apprécié la ville, les gens, l'ambiance. Mais on a beau être dans une province francophone du Canada, c'est un monde vraiment différent du nôtre.


La première chose qui m'a frappé, c'est que c'est une ville très aérée. Pas de constructions massives, des immeubles de deux étages et beaucoup d'espaces verts. Il y a de la place pour bouger et des grandes avenues. Le métro a peu de lignes mais son fonctionnement est similaire à celui de Paris ; le matériel roulant est même assez proche. Beaucoup de bus, et on se déplace donc facilement.

Le deuxième point, c'est l'anglais. Il ne faut pas croire que Montréal est une ville francophone ; c'est une ville bilingue. Montréal Ouest parle anglais principalement, et Montréal Est parle français principalement. Mais la plupart des commerces vous accueillent dans la langue que vous parlez, ce qui est agréable. L'accueil est souvent délicieux, d'autant que les serveurs sont toujours payés au pourboire, ce qui les incite à prendre soin du client. Mais je ne pensais pas que la place de l'anglais était aussi importante.

Un point très surprenant concerne la démographie. En France et dans les ville (en particulier à Paris), il y a beaucoup de familles et d'enfants. On en voit partout et c'est pour nous normal. A Montréal, cherchez les dans la rue : en fait, il y en a, mais il faut les chercher pour les voir. La tranche des 40 ans et plus est sur-représentée, il y a aussi des étudiants, mais on a l'impression que certaines tranches d'âge ont tout simplement disparu. Dans le Village qui tient lieu de quartier gay, c'est marquant, aussi. Où sont passés les minets ?!!

La ville est belle, elle est accueillante, comme les Québécois ; elle est ouverte, et de toute évidence tolérante. Il y a plein de festivals, d'expositions, en été et on ne s'y ennuie pas ; en plus, ce n'est pas très cher voire gratuit. C'est une ville portuaire aussi, et j'aime tellement les ports...


Mais pour autant, je ne pense pas que j'aimerais vivre à Montréal. Attention, j'ai vraiment aimé mon séjour, ces visites et le temps que j'y ai passé et même, j'aimerais bien revenir et visiter un peu plus les environs. Mais je ne pense pas que ce serait une ville où j'aimerais vivre à l'année : c'est calme, voire indolent, alors que j'aime la foule, le monde, ce qui bouge. Les festivals estivaux semblent être là pour bouger la ville et cela marche bien, mais combien cela doit être calme en hiver ! Et les gens sont très gentils, mais il ne faut pas les bousculer...

Il y a quelques années, mon employeur m'avait proposé une mutation à Montréal, que j'avais refusée. J'ai vraiment apprécié ce voyage, mais il m'a aussi donné l'occasion de confirmer que j'avais fait le bon choix en refusant de venir vivre à Montréal. Simplement, je pense que je m'y serais ennuyé.


Dans quelques mois je vais devoir y revenir comme avant pour le travail. Cette fois-ci, je vais essayer de prendre le temps de trainer en ville, et ne pas me prendre un hôtel en banlieue. De plus, j'aimerais bien revenir en vacances pour découvrir un peu plus les environs et l'extérieur de Montréal. On verra si j'ai des occasions ou des raisons de revenir, et si je n'en ai pas, je les créerai.

dimanche 22 juillet 2012

Voyage à Montréal : un peu d'émotion et de chouettes vacances (partie 1)

Je suis allé passer quelques jours à Montréal. C'était prévu depuis avril, je suis allé voir mon ex, le loulou, qui était donc parti pour vivre là bas. Pour éviter d'être trop long, je coupe mon article en deux : cette partie-ci sur les émotions qu'on provoqué chez moi ces retrouvailles, et le second sur la ville de Montréal en elle-même.


Quand le loulou est parti vivre à Montréal il y a un an, nous avions décidé que je viendrais le voir. Mais en fait, je n'étais pas vraiment sûr que cela aurait lieu. Je vis toujours très mal les ruptures et je savais que pour celle là cela allait être difficile à vivre autant que les précédentes, voire plus encore. Alors, aller le voir et risquer de raviver ces blessures, je n'étais pas sûr que ce serait une bonne idée.
Et puis, après avoir passé pas mal de mois, nous en avons reparlé, il avait envie que je vienne et je me suis rendu compte que j'avais envie d'aller le voir. Deux rendez-vous sur Skype nous ont permis de fixer les dates, puis de choisir un hôtel.

J'ai vraiment été content de le retrouver, en fait. Cela m'a fait plaisir. Deux bavards qui se retrouvent : nous avons beaucoup parlé (beaucoup beaucoup beaucoup). De ce que nous avions vécu pendant l'année, de nos amis, de nos familles, de nos vies. Il m'a montré sa ville et me l'a fait vraiment aimé. Nous avons tellement marché que mes pieds, 5 jours après mon retour, me font encore mal !


Comme je m'y attendais, ces retrouvailles m'ont beaucoup ému. Je suis quelqu'un d’extrêmement émotif, alors faire un hug au mec que j'avais aimé pendant un an, ça m'a quand même fait quelque chose.

J'étais ému tout d'abord parce qu'une semaine à côté de lui m'a ramené à un "comme avant" qui n'est cependant que l'illusion de ce que nous avons connu quand nous étions tous les deux. Mais moi qui suis nostalgique, je me suis retrouvé très vite projeté un an en arrière dans de cette violente nostalgie des moments heureux partagés ensemble.

J'étais ému aussi parce qu'il m'avait manqué et que j'étais content de l'avoir retrouvé. Il ne s'agissait pas de sentiments qui maintenant n'existent plus, mais parce que le loulou, tout en étant mon ex, reste quelqu'un dont je suis proche et qui me manque quand il n'est pas là. Je suis de ceux qui n'aiment pas s'éloigner des gens qu'ils apprécient, et je reste toujours proche de mes ex. Je connais ses qualités et ses défauts et je les ai appréciés, et ce n'est pas parce que nous avons rompu que les qualités qui me plaisaient chez lui ont disparu.

Bon, je parle d'émotions, mais je n'ai pas pleuré hein ! enfin si quand même, dans le taxi vers l’aéroport de Montréal en repartant, comme quand je vais voir mes amis proches et que je rentre, triste et ému après un bon moment (oui je suis TRÈS émotif). Ce qui compte, c'est que malgré la séparation, la distance entre nous et nos vies tellement différentes, nous continuions à bien nous entendre et à apprécier le temps ensemble. Pour le coup, c'était vraiment réussi.

mardi 12 juin 2012

En deux ans

Je vais vous dire un secret : je ne me rappelle jamais des dates. Tout le monde dans mon entourage pense que j'ai une très bonne mémoire des dates, mais c'est faux. En fait, je profite de ce que je mets beaucoup de choses de ma vie par écrit : notes prises à la volées, mentions dans mon agenda, factures, toutes les traces écrites que je conserve, etc, et de ma capacité à vite retrouver ce que je cherche là dedans. Et donc, au final je peux dire "il y a deux ans le même jour j'étais en train de faire ceci". Une fois que j'ai cherché la même information deux fois, je m'en rappelle définitivement.

Il y a deux ans le même jour donc, c'était le début de ma relation avec le loulou. Déjà deux ans. Je repensais ce soir à tout ce qui avait changé dans ma vie en deux ans... tant de choses. J'ai écrit plusieurs articles sur le loulou et son départ... pas besoin d'en reparler plus, juste pour dire que c'était une année merveilleuse alors que je m'étais persuadé jusque là que rester célibataire était ma fatalité. Puis son départ, cette peine, mon célibat. Dans les douze derniers mois, plusieurs garçons ont croisé ma vie mais jamais ça n'a pu marcher, pour plein de raisons, mais notamment parce que moi qui suit extrêmement sédentaire j'ai tendance à être attiré par les garçons qui eux ne savent pas rester en place. Alors bon, je suis célibataire ; bah tant pis, au moins comme ça je n'ai pas à subir la peur d'une rupture ou la rupture elle même.

D'autres choses ont changé en deux ans. Un autre patron, des nouvelles responsabilités... moins de boulot associatif aussi. A force d'en faire, j'en ai marre, et en septembre prochain je renonce à la présidence de "mon" association de concerts ; j'en suis vice-président puis président depuis 1998 il est vraiment temps d'arrêter.

En deux ans aussi, j'ai changé de chat. Cléo est morte, j'ai vraiment mal vécu ça, et maintenant il y a Gipsy, la tempête de la maison. Minimiaou est déjà là depuis presqu'un an et entretemps elle est devenue Miniwarrior :)


Également, en deux ans, ma vie sociale n'a juste plus rien à voir avec ce qu'elle a pu être avant ! Ma vieille bande d'amis historique, ceux que je connais depuis presque 15 ans, s'est réduite à peau de chagrin. Les gens s'éloignent, on essaye de garder le contact, mais ce n'est plus comme avant. Heureusement il y en a qui restent :)
A côté de ça, les nouveaux amis, la plupart connus grâce à Twitter, sont de plus en plus présents. J'aime beaucoup Twitter et j'assume totalement la place qu'il prend dans ma vie, et je suis content du monde qu'il m'a permis de découvrir. Je pense juste qu'il ne faut pas rester dans le virtuel et que Twitter n'est que le premier pas avant des découvertes dans la vie réelle. Mes sorties occupent toujours plus de temps dans mon emploi du temps et j'en viens à me garder des jours "pour moi" pour me poser à la maison seul. Si on remonte en arrière, il y a quelques années je fuyais le monde et je passais mes réveillons seuls... ça donne une idée du chemin parcouru (et je n'ai aucune envie de revenir en arrière) !

Il y a aussi ce qui n'a pas changé... et ceux qui n'ont pas changé. Et j'espère qu'ils seront toujours là.
Mais bon quand même, il s'en est passé des choses... c'est à tout ça que je pensais ce soir en me rappelant ce que je faisais le même jour, il y a deux ans :)

lundi 16 avril 2012

J'en ai marre

J'en ai vraiment marre.
Ça fait depuis presque un mois que je trimballe un problème que les médecins, aussi bien la généraliste que la gastro-entérologue, n'arrivent pas à régler. Ca ressemble à une longue gastro, depuis 4 semaines, avec quelques périodes de rémission.
Ça me pourrit bien la vie, ça m'a abimé les vacances à Cannes et ça me gêne pour travailler, et aussi pour sortir et voir du monde.

J'ai fait des analyses et des examens : rien. Tout est normal.
Les médecins ont pensé que ça pouvait venir d'un des médicaments que je prends pour mes problèmes chroniques (asthme, estomac), je les ai arrêtés successivement : ben non c'est pas ça, les problèmes continuent. Et là je viens encore de passer un week-end pourri, bloqué à la maison par ça. Marre marre marre.

lundi 27 février 2012

Apaisé

Je relisais les articles de blog de plusieurs de mes amis ; la plupart d'entre eux ont écrit des articles sur leur bilan 2011, et leurs perspectives pour 2012. J'ai failli, en janvier, écrire un article de ce genre... et finalement j'y ai renoncé. 2011 est à la fois une des plus belles et des pires années de ma vie, je n'ai pas envie d'essayer d'équilibrer le 1er semestre merveilleux avec le 2nd semestre bien cata.
La question c'est plutôt : aujourd'hui, dans quel état d'esprit suis-je ?

La réponse tient en un mot : "apaisé".

Il m'a fallu du temps pour accepter que j'étais seul. Que, probablement, celui que j'ai laissé partir ne me reviendra pas et qu'il va falloir faire avec ça, et assumer que je le savais mais que je refusais de voir la vérité en face. Il m'a fallu du temps aussi pour accepter le manque (de lui) que je ressens. Mais comme tous ceux que j'ai aimés, il a emporté définitivement une petite partie de moi. C'est ainsi que je suis fait, mes sentiments ne s'effacent jamais totalement.
Il m'a aussi fallu du temps pour comprendre qu'il ne fallait pas que je force mes sentiments, et que tomber dans les bras du premier venu n'était pas une solution non plus. Aujourd'hui je suis seul, ce n'est pas ce que j'aurais rêvé, mais je décide seul de ce que je fais.

S'il y a une chose que je déteste dans la vie, c'est subir, et ne pas comprendre ce qui m'arrive et ce que je veux... et cette phase là est terminée. Et, une fois tout ce trouble et ce bruissement enfin partis, je ressens enfin cette sorte de tranquillité que j'aime tant. Oui, "apaisé" est bien le mot :)

mardi 7 février 2012

Cette année, Cannes comme tous les ans

J'ai retourné longuement la question dans ma tête : aller à Cannes ou pas ?
Tous les ans, fin mars début avril je vais y passer une semaine. C'est rituel, pour moi ça marque l'arrivée du printemps et des beaux jours et j'y suis bien, dans ce petit hôtel familial où je vais tous les ans depuis 2004.

Mais l'année dernière, je n'y suis pas allé seul, j'y étais avec le loulou. La partie du séjour où il était avec moi a été brève, mais on en avait vraiment profité, et cela m'a fait des souvenirs pour longtemps. D'ailleurs, une magnifique photo de moi prise sur les hauteurs de Ste Maxime par le loulou immortalise ce moment.
Alors, après ça, je me demandais si j'aurais envie de revenir à Cannes et d'affronter les souvenirs de ces moments magnifiques, mais révolus. Pendant plusieurs mois je m'étais même convaincu que mes séjours à Cannes s'étaient terminés en beauté et que cela ne valait plus le coup de revenir.

Et puis, j'ai réfléchi. Certes il y a eu ces moments magnifiques ensemble, mais Cannes c'est _mon_ truc. J'attends ça tous les ans, plus encore que les vacances d'été. C'est un peu un point fixe, un moment sécurisant où je suis dans mes repères. Un endroit qui, pendant quelques jours dans l'année, me rend heureux. Mes trajets en voiture le long de la Corniche de l'Estérel me manquent. Mes piques niques Mc Do sur la plage me manquent. L'Ile Sainte Marguerite me manque aussi... La décision s'est imposée à moi. Non, ce n'est pas fini et j'irai cette année. J'ai un peu peur du moment où je passerais à Ste Maxime, mais finalement ça fait aussi partie des bons souvenirs là bas qui me donnent envie de revenir :)

Alors... hier soir j'ai pris mes billets d'avion Paris-Nice. Et au lieu de passer 5 ou 6 jours comme les années précédentes, cette fois je vais rester une semaine. Je suis vraiment impatient d'y aller.

vendredi 23 décembre 2011

Retour aux sources (enfin, pas tant que ça)

Voilà c'est déjà le dernier soir. Les valises sont prêtes et j'ai sacrifié à la coutume familiale qui veut que, même pour quelques jours dans la maison de Bretagne, au moment du départ on la nettoie de fond en comble.
Je ne suis resté que 5 jours et déjà j'avais le sentiment d'être installé depuis longtemps. Mais c'est aussi à cause de tout le temps que j'ai passé dans cette maison : depuis mes 15 ans et jusqu'à pas si longtemps, j'y passais toutes mes vacances (mis à part la semaine de mars à Cannes), même les grands week-ends comme Pentecôte et Ascension.

Depuis, les choses ont changé et j'y viens moins souvent. Pourquoi ? En premier lieu, parce que l'insularité me pèse. Oui, la maison est dans une île du Morbihan, c'est très très sympa, mais en hiver quand il ne se passe strictement rien, il est très difficile d'aller ailleurs s'amuser, les horaires de bateau étant contraignant.
La seconde raison, c'est que mes amis d'ici ne sont plus là ou ne viennent plus. J'ai passé mes vacances de l'adolescence avec eux et on se voyait même à Paris, mais ils ne viennent plus : leurs vies ont pris d'autres directions ; et puis, leurs familles ont souvent vendu les maisons où ils venaient et ils n'ont plus de point de chute. J'ai aussi pensé à inviter mes amis de Paris à venir : jusque là l'insularité les a un peu rebuté.
La troisième et dernière raison est encore plus simple : pas d'ADSL ici. Mes parents y pensent mais ce n'est toujours pas fait, et comme la 3G est très limitée ici, cela m'impose des vacances sans internet ou avec un accès limité, ce que je déteste vraiment !

Et pourtant malgré ces raisons je suis venu... Pour plein de raisons.

D'abord, cet endroit est le plus beau de la terre (au moins).
Ensuite ici je sais que, quoi qu'il arrive, je vais me reposer. Le silence est permanent, et en hiver seules les tempêtes viennent le troubler. Pour se reposer et se couper du monde, c'est idéal. Pour faire le point, ça l'est aussi, et après une année de folie j'en avais bien besoin.
Enfin, cette grande maison malgré tous ces défauts, c'est la maison de ma famille. Pour lever un doute : non je ne suis pas Breton, un de mes grands-pères est né à Lorient mais c'est quasiment un hasard. Et pourtant cette maison est la maison de famille, parce que c'est notre point fixe, parce que, bien qu'elle ait été achetée par mes parents, mes grands parents adorés y sont venus souvent, parce que, quoi qu'il arrive, on y revient toujours. Une de mes sœurs a appris à marcher ici sur l'île, et tous les souvenirs positifs et marquant de notre enfance et de notre adolescence, ce sont des évènements qui se sont déroulés ici.

J'ai vraiment hésité à venir. Mais je suis content de l'avoir fait, et je serais bien resté un ou deux jours de plus, finalement !


dimanche 7 août 2011

Mon quartier, inondé

Vendredi dernier (le 5 août), un peu avant 19h un énorme orage a eu lieu sur Paris. En quelques minutes, il a plus plu que normalement en plusieurs semaines. Comme cela arrive parfois, les égouts de Paris ont débordé dans certains quartiers. Dont le mien, autour de la rue de la Jonquière, mais aussi à Montmartre, où cela donnait ceci :

(Source : Pleaz.fr qui est aussi sur Twitter : @pleazleblog)

Toute cette eau a donc descendu les escaliers et les rues de Montmartre, dont notamment la rue Ordener, la rue Championnet et la rue Marcadet. Une partie de cette eau, arrivant au carrefour Guy Môquet, est rentrée dans le métro, dévalant un couloir et arrivant jusqu'au quai. Voici la marque que l'eau a laissée dans un des couloirs :


Après cela l'eau a inondé le quai direction Saint-Denis et est tombée sur la voie :

Mais l'eau qui est rentrée dans le métro n'était qu'une petite partie du volume qui descendait de Montmartre. Tout le reste a continué dans la rue de Jonquière (la seule rue en descente après le carrefour Guy Môquet) qui s'est transformée en véritable torrent, sur toute sa longueur.


Conséquence de tout cela : les postes ErDF de répartition électriques, placés sous les trottoir, ont été inondés en quelques minutes et le courant a été coupé. Les postes GrDF ont également été coupés, probablement parce que l'électronique qui les pilote était noyée. Et donc, en quelques instants le quartier a été privé d'eau et de gaz. Plus grave : les caves de plusieurs commerces, dont une boulangerie, ont été inondés en quelques minutes.

Au moment où tout cela est arrivé, j'étais encore au bureau, pour mes dernières minutes de travail avant les vacances. J'ai reçu quelques appels de copropriétaires me signalant qu'il n'y avait plus de courant ; une autre membre du conseil syndical a appelé ErDF qui avait déjà mis un message automatique informant que le courant été coupé dans notre quartier. N'ayant plus d'appels au bout de 15minutes, je me suis dit que ça avait du être réglé et je suis tranquillement allé au tweetapero. En rentrant à minuit, j'ai découvert ma rue dans le noir. Le courant était toujours coupé, et c'est là seulement que j'ai appris ce qui s'était passé (il n'y avait plus d'eau dans la rue). La fin de soirée s'est déroulée à la lueur des bougies et connecté à internet grâce à mon Netbook et sa clef 3G.

Au lendemain matin (samedi 6 août donc), le courant n'était pas revenu, et le centre d'appel d'ErDF n'annonçait pas de retour à la normale avant le milieu de soirée ! Je commençais à être inquiet pour le contenu de mon congélateur...
Par contre, des techniciens d'ErdF s'activaient et de gros groupes électrogènes (des semi remorques avec une jolie inscription "Centrale mobile insonorisée") étaient garées rue de la Jonquière et dans les rues avoisinantes.
Enfin, vers 15h le courant à commencer à revenir rue par rue. Il y a eu une petite coupure dans la soirée, peut-être le retour sur l'alimentation générale ErDF pour ma rue. Au moment où j'écris ces lignes, dimanche 8 août il y a encore un de ces groupes électrogènes en fonction dans une des rues du quartier, tous les autres sont partis.

Enfin pour conclure : la plupart de mes amis se sont moqués de moi quand ils ont su, il y a quelques années, que j'avais chez moi un camping gaz, des allumettes et des bougies "au cas où". Et bien pendant toute la durée de la coupure, presque 20h, j'étais bien content de les avoir. Le congélateur a bien tenu : quand le courant est revenu je l'ai ouvert et tout était encore bien congelé. Heureusement que je l'avais dégivré récemment.

samedi 23 juillet 2011

Asthmatique

Well, aujourd'hui c'était la visite chez le pneumologue, comme tous les 6 mois.
L'asthme, pour moi, c'est quelque chose de récent. Je me suis mis à tousser en février 2009 et j'ai été diagnostiqué comme asthmatique, alors que je n'avais jamais eu d'asthme avant... Et les médecins n'en ont pas trouvé la cause, je n'ai aucune allergie détectée.

La situation n'a pas cessé d'empirer jusqu'à février 2010 où j'ai carrément été mis sous cortisone quelques temps, je n'arrivais même plus à monter mes 4 étages tellement je manquais de souffle ! Depuis, le pneumologue a essayé de nouveaux traitements qui ont bien marché, et les améliorations se sont succédées, pour qu'enfin aujourd'hui il m'informe que je suis revenu à une capacité respiratoire normale.

Enfin une bonne nouvelle dans cette période merdique !

mercredi 29 juin 2011

Un seul mot

Voilà... après un peu plus d'un an ensemble, notre relation s'est terminée. Rien que d'écrire cela, j'ai mal... Mais dès le début, je connaissais ses projets et ses échéances, et je l'ai soutenu et accompagné autant que je pouvais dans la préparation de ce départ vers un autre continent. Certes c'était bizarre d'aider le mec que j'aimais à préparer ce qui allait nous éloigner l'un de l'autre, mais si je ne l'avais pas fait je m'en serais vraiment voulu. Je n'ai donc pas non plus essayer de le convaincre de ne pas partir : à mes yeux ça n'aurait pas été de l'amour.

Cela fait maintenant à peine 3 jours que nous nous sommes dit au revoir et nous nous sentons déjà nous éloigner l'un de l'autre. Même s'il restera définitivement mon loulou et que je resterai définitivement son choupi, nos deux vies partent dans des directions différentes, avec un quotidien différent, des gens différents, des lieux différents dont nous ne pourrons, si nous parlons ensemble, que donner l'un à l'autre un simple aperçu.

Je suis triste en écrivant ces mots, parce que j'étais heureux avec lui. Après 7 ans de relations qui ne duraient que quelques semaines, j'avais enfin rencontré un garçon auprès de qui je me sentais à ma place et avec qui j'avais envie de m'investir. Et cette année ensemble a été formidable, entre les sorties, les voyages (y compris un voyage où nous sommes allés à l'hôtel... sur l'île Saint Louis), les shoppings, les amis, les rires, tous les calins et tous les mots gentils... et des milliers de SMS avec des cœurs.
Je suis triste et il me manque... mais je suis aussi très content pour lui en même temps, et très fier. Il va accomplir son Rêve, son Projet, découvrir un nouveau monde et enfin concrétiser tout ce pourquoi il a travaillé cette année. Je lui souhaite vraiment et de tout mon cœur de réussir et que tout se passe bien. Et d'ailleurs je suis sûr que tout va bien se passer.

J'aurais encore tellement de chose à lui dire. Notamment que je l'aimais et que, même si maintenant nous ne sommes plus ensemble, je continuerai à l'aimer d'une autre façon. Notamment aussi, que j'ai été tellement heureux avec lui. Un seul mot en fait pourrait résumer tout ce que je voudrais lui dire :
Merci.

dimanche 27 mars 2011

Cannes... et cette fois-ci, pas seul

Voilà comme tous les ans, je viens de passer 5 jours à Cannes. C'est un peu tous les ans la même chose, je l'avais d'ailleurs déjà raconté dans un article sur ce même blog l'année dernière.
Mais cette année il y a eu une énorme nouveauté : les 3 premiers jours j'étais tout seul, puis ensuite mon chéri m'a rejoint pour les deux derniers jours. C'était juste génial, on en a bien profité, d'autant qu'il a fait un temps superbe !

Et cela a mis en évidence un changement important dans mes habitudes : avant, je cherchais les moments de solitude. Je voyais cette semaine à Cannes comme le moment où je me trouvais ENFIN seul, et où je pouvais me vider la tête et vivre un peu en autiste. Cette fois-ci, les 3 premiers jours où j'étais seul... eh ben je me suis bien ennuyé ! Et de la même façon, 2010 a été l'année de toute ma vie où j'ai fait le plus de sorties et reçu le plus de monde chez moi, alors qu'il y a encore 5 ou 6 ans je fuyais les soirées et je détestais recevoir.
...et je suis bien content de ce changement :)

lundi 24 janvier 2011

On m'a piqué mes CD

En avril 2009 je me suis fait cambrioler. Les cambrioleurs avaient emporté relativement peu de choses (la télé, le lecteur Blue-Ray, un appareil photo) ; j'avais vraiment mal vécu cet épisode mais, comme l'assurance m'avait remboursé intégralement, je m'en étais remis, en renforçant la sécurité de mon appart.
Seulement, 3 mois plus tard j'ai cherché la petite sachoche dans laquelle je rangeais mes CD. Elle me servait assez peu car la plupart de mes morceaux préférés étaient déjà encodés en mp3. Je n'ai pas trouvé la sacoche. J'ai retourné mon appart, elle était introuvable. J'en ai déduit qu'elle avait été volé avec le reste. Il était trop tard pour refaire une déclaration à l'assurance, j'ai laissé tomber, et j'ai oublié.

La semaine dernière, je me suis posé la question de la musique que je mettrais à une prochaine soirée à la maison. Je pensais à certaines compilations... mais je me suis rappelé qu'elles avaient disparu avec la sacoche des CD. Je n'en étais pas sûr, je me suis donc décidé enfin à faire un inventaire complet de ce qui manquait. C'était facile : j'ai encore les boites vides. Et au final, il manque quand même 18 CD. Il y avait dans cette sacoche :
- des CD de musique bretonne (Tri Yann)
- des CD de compils gays (genre "Paris Pride 97" ou "Euro Pride 2000" ou encore "Rainbow Love Boat").
- des CD de Nicole Croisille (eh ben oui j'assume)
- une compil rare de Chantal Goya (j'assume encore).

Sachant ce qui manque, je suis en train de tout racheter sur Ebay et Price Minister, sauf la compile de Chantal Goya (je vais quand même pas payer 130€ pour ça, faut pas pousser).

Les policiers qui étaient venus chez moi m'ont dit que les voleurs n'avaient du rester que quelques minutes, ils ont donc du emporter la sacoche de CD que par opportunisme, parce qu'elle trainait dans le salon. J'aurais bien aimé voir leurs têtes quand ils ont découvert le contenu de la sacoche...

dimanche 10 octobre 2010

Histoire de chat

Je twittais régulièrement à propos de Cléo et je pense que tout le monde savait que c'était ma chatte. Cleo était une chatte de gouttière, de pedigree pur SPA, un peu grosse, et j'y étais très attachée. Cléo est morte mercredi soir d'une insuffisance respiratoire, mais j'ai encore du mal à m'en remettre, c'est pour ça que j'ai voulu raconter son histoire ici.

En 2001 je vivais depuis quelques semaines avec C, mon ex de l'époque, dans l'appartement que nous habitions en banlieue sud de Paris. On avait brièvement évoqué l'idée d'avoir un chat, et C, ne voulant pas qu'on laisse trainer l'idée, avait acheté en quelques jours panier, litière et croquettes et m'avait emmené à la SPA de Gennevilliers le samedi suivant. Tous les chats proposés à l'adoption étaient amorphes, sauf une, qui s'est bruyament manifestée quand je suis passé devant elle.Elle me plaisait, elle plaisait à C et nous l'avons adoptée. Cela n'a pas été évident au début, parce que Cleo avait des séquelles de mauvais traitements et elle était très difficile à approcher. Et puis avec le temps, c'est allé mieux et c'est devenue vraiment notre chatte. Mais en septembre 2003, C m'a largué... et moi, trop gentil comme d'habitude, je ne l'ai pas viré de l'appartement... il y est resté encore un mois et demi après la rupture. Mais Cléo, du jour au lendemain, a décidé qu'il n'existait plus pour elle. Elle n'avait plus qu'un seul maître et c'était moi, et donc au départ de C elle est restée avec moi.

Le temps a passé. Cléo a supporté sans problème tous les changements de vie, y compris le déménagement à Paris. C'était bien une chatte de gay : elle n'aimait pas trop les femmes (sauf mes sœurs !). La relation que j'avais avec elle était fusionnelle à tel point qu'elle a eu, à plusieurs reprises, les mêmes maladies que moi au même moment... Depuis 2 ans, elle avait vieilli un peu et était moins vive. N'ayant aucune idée de son âge réel, je ne pouvais qu'espérer qu'elle resterait le plus longtemps possible avec moi. Malheureusement, depuis quelques semaines elle se nourrissait moins et toussait ; le vétérinaire a pris cela pour un coryza. Seulement, l'arrêt de sa toux qui nous a fait penser qu'elle allait mieux n'était en fait qu'un symptome d'une aggravation de ce qu'elle avait en fait (de l'eau dans les poumons), et elle morte mercredi soir d'une insuffisance respiratoire, alors que je l'emmenais vers un centre vétérinaire équipé pour la garder sous respirateur pendant la nuit.
Je savais que le jour où elle mourrait, ce serait difficile. Mais je ne pensais pas que ce serait à ce point... J'ai peur d'être ridicule en écrivant ça, mais je l'aimais autant qu'on peut aimer un animal compagnon, et elle me manque terriblement. Pendant toutes ces années, grâce à sa présence, je ne me suis jamais senti seul !
Maintenant, il me reste tous les souvenirs de ces 9 années avec elle à mes côté. Neuf années avec tellement de bonheur et de joies avec elle... s'il y a un paradis pour les chats je suis sûr qu'elle y est.


Photo d'elle en train de dormir (et ronfler) sur le dos, prise en mai 2009.

jeudi 9 septembre 2010

Une jolie date

Hier était le jour de mon anniversaire, et j'ai été énormément touché par tous les twitts, sms, messages sur Facebook, appels et emails que j'ai reçus. J'ai toujours vécu dans la crainte de l'abandon et de la solitude, alors tous ces messages m'ont fait énormément plaisir. Mais ce n'est pas de ça que je voulais parler...

Hier nous étions le 8/9/10. Je n'y avais pas fait attention, mais mes sœurs y ont pensé : mon grand père (décédé il y a 10ans) qui était un grand fan de maths, de séries, de calcul mental. Nous étions extrêmement proches, et dans ce domaine là, il avait le même genre de folie que moi, et était capable de m'appeler au téléphone pour me dire juste "attends un instant, il va être 11h11 et 11 secondes" ! Et on avait fêté un de mes précédents anniversaire le 8/9/89 et ça l'avait énormément amusé. Alors, le 8/9/10 c'est une jolie date et ça me fait penser à lui qui me manque, je voulais juste partager cela avec vous :)