lundi 16 avril 2012

J'en ai marre

J'en ai vraiment marre.
Ça fait depuis presque un mois que je trimballe un problème que les médecins, aussi bien la généraliste que la gastro-entérologue, n'arrivent pas à régler. Ca ressemble à une longue gastro, depuis 4 semaines, avec quelques périodes de rémission.
Ça me pourrit bien la vie, ça m'a abimé les vacances à Cannes et ça me gêne pour travailler, et aussi pour sortir et voir du monde.

J'ai fait des analyses et des examens : rien. Tout est normal.
Les médecins ont pensé que ça pouvait venir d'un des médicaments que je prends pour mes problèmes chroniques (asthme, estomac), je les ai arrêtés successivement : ben non c'est pas ça, les problèmes continuent. Et là je viens encore de passer un week-end pourri, bloqué à la maison par ça. Marre marre marre.

lundi 27 février 2012

Apaisé

Je relisais les articles de blog de plusieurs de mes amis ; la plupart d'entre eux ont écrit des articles sur leur bilan 2011, et leurs perspectives pour 2012. J'ai failli, en janvier, écrire un article de ce genre... et finalement j'y ai renoncé. 2011 est à la fois une des plus belles et des pires années de ma vie, je n'ai pas envie d'essayer d'équilibrer le 1er semestre merveilleux avec le 2nd semestre bien cata.
La question c'est plutôt : aujourd'hui, dans quel état d'esprit suis-je ?

La réponse tient en un mot : "apaisé".

Il m'a fallu du temps pour accepter que j'étais seul. Que, probablement, celui que j'ai laissé partir ne me reviendra pas et qu'il va falloir faire avec ça, et assumer que je le savais mais que je refusais de voir la vérité en face. Il m'a fallu du temps aussi pour accepter le manque (de lui) que je ressens. Mais comme tous ceux que j'ai aimés, il a emporté définitivement une petite partie de moi. C'est ainsi que je suis fait, mes sentiments ne s'effacent jamais totalement.
Il m'a aussi fallu du temps pour comprendre qu'il ne fallait pas que je force mes sentiments, et que tomber dans les bras du premier venu n'était pas une solution non plus. Aujourd'hui je suis seul, ce n'est pas ce que j'aurais rêvé, mais je décide seul de ce que je fais.

S'il y a une chose que je déteste dans la vie, c'est subir, et ne pas comprendre ce qui m'arrive et ce que je veux... et cette phase là est terminée. Et, une fois tout ce trouble et ce bruissement enfin partis, je ressens enfin cette sorte de tranquillité que j'aime tant. Oui, "apaisé" est bien le mot :)

mardi 7 février 2012

Cette année, Cannes comme tous les ans

J'ai retourné longuement la question dans ma tête : aller à Cannes ou pas ?
Tous les ans, fin mars début avril je vais y passer une semaine. C'est rituel, pour moi ça marque l'arrivée du printemps et des beaux jours et j'y suis bien, dans ce petit hôtel familial où je vais tous les ans depuis 2004.

Mais l'année dernière, je n'y suis pas allé seul, j'y étais avec le loulou. La partie du séjour où il était avec moi a été brève, mais on en avait vraiment profité, et cela m'a fait des souvenirs pour longtemps. D'ailleurs, une magnifique photo de moi prise sur les hauteurs de Ste Maxime par le loulou immortalise ce moment.
Alors, après ça, je me demandais si j'aurais envie de revenir à Cannes et d'affronter les souvenirs de ces moments magnifiques, mais révolus. Pendant plusieurs mois je m'étais même convaincu que mes séjours à Cannes s'étaient terminés en beauté et que cela ne valait plus le coup de revenir.

Et puis, j'ai réfléchi. Certes il y a eu ces moments magnifiques ensemble, mais Cannes c'est _mon_ truc. J'attends ça tous les ans, plus encore que les vacances d'été. C'est un peu un point fixe, un moment sécurisant où je suis dans mes repères. Un endroit qui, pendant quelques jours dans l'année, me rend heureux. Mes trajets en voiture le long de la Corniche de l'Estérel me manquent. Mes piques niques Mc Do sur la plage me manquent. L'Ile Sainte Marguerite me manque aussi... La décision s'est imposée à moi. Non, ce n'est pas fini et j'irai cette année. J'ai un peu peur du moment où je passerais à Ste Maxime, mais finalement ça fait aussi partie des bons souvenirs là bas qui me donnent envie de revenir :)

Alors... hier soir j'ai pris mes billets d'avion Paris-Nice. Et au lieu de passer 5 ou 6 jours comme les années précédentes, cette fois je vais rester une semaine. Je suis vraiment impatient d'y aller.

vendredi 23 décembre 2011

Retour aux sources (enfin, pas tant que ça)

Voilà c'est déjà le dernier soir. Les valises sont prêtes et j'ai sacrifié à la coutume familiale qui veut que, même pour quelques jours dans la maison de Bretagne, au moment du départ on la nettoie de fond en comble.
Je ne suis resté que 5 jours et déjà j'avais le sentiment d'être installé depuis longtemps. Mais c'est aussi à cause de tout le temps que j'ai passé dans cette maison : depuis mes 15 ans et jusqu'à pas si longtemps, j'y passais toutes mes vacances (mis à part la semaine de mars à Cannes), même les grands week-ends comme Pentecôte et Ascension.

Depuis, les choses ont changé et j'y viens moins souvent. Pourquoi ? En premier lieu, parce que l'insularité me pèse. Oui, la maison est dans une île du Morbihan, c'est très très sympa, mais en hiver quand il ne se passe strictement rien, il est très difficile d'aller ailleurs s'amuser, les horaires de bateau étant contraignant.
La seconde raison, c'est que mes amis d'ici ne sont plus là ou ne viennent plus. J'ai passé mes vacances de l'adolescence avec eux et on se voyait même à Paris, mais ils ne viennent plus : leurs vies ont pris d'autres directions ; et puis, leurs familles ont souvent vendu les maisons où ils venaient et ils n'ont plus de point de chute. J'ai aussi pensé à inviter mes amis de Paris à venir : jusque là l'insularité les a un peu rebuté.
La troisième et dernière raison est encore plus simple : pas d'ADSL ici. Mes parents y pensent mais ce n'est toujours pas fait, et comme la 3G est très limitée ici, cela m'impose des vacances sans internet ou avec un accès limité, ce que je déteste vraiment !

Et pourtant malgré ces raisons je suis venu... Pour plein de raisons.

D'abord, cet endroit est le plus beau de la terre (au moins).
Ensuite ici je sais que, quoi qu'il arrive, je vais me reposer. Le silence est permanent, et en hiver seules les tempêtes viennent le troubler. Pour se reposer et se couper du monde, c'est idéal. Pour faire le point, ça l'est aussi, et après une année de folie j'en avais bien besoin.
Enfin, cette grande maison malgré tous ces défauts, c'est la maison de ma famille. Pour lever un doute : non je ne suis pas Breton, un de mes grands-pères est né à Lorient mais c'est quasiment un hasard. Et pourtant cette maison est la maison de famille, parce que c'est notre point fixe, parce que, bien qu'elle ait été achetée par mes parents, mes grands parents adorés y sont venus souvent, parce que, quoi qu'il arrive, on y revient toujours. Une de mes sœurs a appris à marcher ici sur l'île, et tous les souvenirs positifs et marquant de notre enfance et de notre adolescence, ce sont des évènements qui se sont déroulés ici.

J'ai vraiment hésité à venir. Mais je suis content de l'avoir fait, et je serais bien resté un ou deux jours de plus, finalement !


mercredi 2 novembre 2011

Je manque de câlins

Il est 3h30 du matin et je suis encore debout. Je suis fatigué, j'ai envie de dormir et mon lit est à moins d'un mètre de moi, mais je n'ai pas envie d'y aller. Parce que je sais qu'encore une fois, ce soir, je serai seul quand je dormirai, et qu'encore une fois ce soir, il n'y aura personne pour me faire des câlins.
Ce n'est pas une question de solitude : je ne suis pas seul. J'ai des amis, des vrais sur qui compter, une famille qui m'aime, et ma vie est peuplée de ces rencontres qui me font avancer. Je ne suis donc pas seul. Mais je suis en manque de câlins.
Les câlins, tout le monde pense que c'est facile d'en avoir. Un ami qui te prend dans ses bras, le chat qui vient ronronner, ce sont des formes de câlins. Et j'ai la chance d'en avoir beaucoup de ceux-là, parce que j'en donne moi-même beaucoup. Et c'est l'avantage du câlin : à chaque fois qu'on en donne un, on en reçoit un aussi en même temps.


Mais les câlins qui me manquent, ne sont pas ces câlins-là. Les câlins qui me manquent, ce sont ceux d'un homme aimant et aimé. Je me fous du sexe, si j'en ai vraiment envie je peux en avoir facilement (et j'en ai)... Mais les mecs qui viennent pour baiser ne sont pas ceux qui me prennent dans leurs bras et me câlinent.
Non ce qui me manque vraiment, ce sont les câlins d'un homme. Ce soir, je redoute le moment de me coucher parce que je voudrais tellement avoir un homme, aimant et aimé, qui pourrais me prendre dans ses bras et lui dans les miens, nous enlacer, et partager un moment de paix, de tendresse, et... d'amour.
Je manque de câlins.

mardi 6 septembre 2011

Le Sprague monument historique ne circulera pas pour les Journées du patrimoine

Regrettant que le Sprague (train A475 Monument historique du métro parisien) ne circule pas cette année pour les Journées européennes du patrimoine, j'ai écrit un article sur le site participatif Quoimaligne.fr
Cet article est consultable ici.

C'est d'ailleurs la seconde fois que j'écris sur sur Quoimaligne.fr : en juillet j'avais rédigé un article sur les horaires d'été complètement délirants sur le Transilien ligne L.

dimanche 7 août 2011

Mon quartier, inondé

Vendredi dernier (le 5 août), un peu avant 19h un énorme orage a eu lieu sur Paris. En quelques minutes, il a plus plu que normalement en plusieurs semaines. Comme cela arrive parfois, les égouts de Paris ont débordé dans certains quartiers. Dont le mien, autour de la rue de la Jonquière, mais aussi à Montmartre, où cela donnait ceci :

(Source : Pleaz.fr qui est aussi sur Twitter : @pleazleblog)

Toute cette eau a donc descendu les escaliers et les rues de Montmartre, dont notamment la rue Ordener, la rue Championnet et la rue Marcadet. Une partie de cette eau, arrivant au carrefour Guy Môquet, est rentrée dans le métro, dévalant un couloir et arrivant jusqu'au quai. Voici la marque que l'eau a laissée dans un des couloirs :


Après cela l'eau a inondé le quai direction Saint-Denis et est tombée sur la voie :

Mais l'eau qui est rentrée dans le métro n'était qu'une petite partie du volume qui descendait de Montmartre. Tout le reste a continué dans la rue de Jonquière (la seule rue en descente après le carrefour Guy Môquet) qui s'est transformée en véritable torrent, sur toute sa longueur.


Conséquence de tout cela : les postes ErDF de répartition électriques, placés sous les trottoir, ont été inondés en quelques minutes et le courant a été coupé. Les postes GrDF ont également été coupés, probablement parce que l'électronique qui les pilote était noyée. Et donc, en quelques instants le quartier a été privé d'eau et de gaz. Plus grave : les caves de plusieurs commerces, dont une boulangerie, ont été inondés en quelques minutes.

Au moment où tout cela est arrivé, j'étais encore au bureau, pour mes dernières minutes de travail avant les vacances. J'ai reçu quelques appels de copropriétaires me signalant qu'il n'y avait plus de courant ; une autre membre du conseil syndical a appelé ErDF qui avait déjà mis un message automatique informant que le courant été coupé dans notre quartier. N'ayant plus d'appels au bout de 15minutes, je me suis dit que ça avait du être réglé et je suis tranquillement allé au tweetapero. En rentrant à minuit, j'ai découvert ma rue dans le noir. Le courant était toujours coupé, et c'est là seulement que j'ai appris ce qui s'était passé (il n'y avait plus d'eau dans la rue). La fin de soirée s'est déroulée à la lueur des bougies et connecté à internet grâce à mon Netbook et sa clef 3G.

Au lendemain matin (samedi 6 août donc), le courant n'était pas revenu, et le centre d'appel d'ErDF n'annonçait pas de retour à la normale avant le milieu de soirée ! Je commençais à être inquiet pour le contenu de mon congélateur...
Par contre, des techniciens d'ErdF s'activaient et de gros groupes électrogènes (des semi remorques avec une jolie inscription "Centrale mobile insonorisée") étaient garées rue de la Jonquière et dans les rues avoisinantes.
Enfin, vers 15h le courant à commencer à revenir rue par rue. Il y a eu une petite coupure dans la soirée, peut-être le retour sur l'alimentation générale ErDF pour ma rue. Au moment où j'écris ces lignes, dimanche 8 août il y a encore un de ces groupes électrogènes en fonction dans une des rues du quartier, tous les autres sont partis.

Enfin pour conclure : la plupart de mes amis se sont moqués de moi quand ils ont su, il y a quelques années, que j'avais chez moi un camping gaz, des allumettes et des bougies "au cas où". Et bien pendant toute la durée de la coupure, presque 20h, j'étais bien content de les avoir. Le congélateur a bien tenu : quand le courant est revenu je l'ai ouvert et tout était encore bien congelé. Heureusement que je l'avais dégivré récemment.